• Giles Mireille

Pour nourrir SHEN

(Shen, c'est la conscience, l'intelligence intuitive, le Coeur...)

"Regarde le colza qui t'entoure en champs dorés, décorant la colline. Il t'offre joyeusement des brassées de cadeaux. Regarde attentivement. Ces champs veulent te faire part de leurs confidences et épanouir en toi les espaces infinis du cœur. Les champs dorés de colza te disent comme tu es beau. Ils te demandent : Pouvons-nous t'aimer ? Pouvons-nous te suivre et être ton ami ? Leur étendue, leur couleur vive et leur danse libre annoncent la présence chaleureuse des autres. Donne-leur de percevoir la porte ouverte de ton cœur et ne souffre surtout jamais de ne pas te sentir reconnu.

Que ton regard soit large et ample ; sache qu'il n'y a aucune voie, aucune vérité pour toi dans l'insatisfaction. Ris et laisse-les t'approcher. Offre-leur de t'approcher, avec douceur, avec aisance, laisse-les être timides et venir se réchauffer progressivement à ton soleil. Donne-leur qui tu es... soleil et pluie, tempête et brise légère, oiseau planant dans l'air et vent au doux murmure, et par-dessus tout, image de l'Autre. Aide-moi à garder vivant notre rythme d'harmonie et de louange. Ne laisse pas ton visage s'embrumer. Surtout, ne te reproche rien. Et si tu souffres de luttes quelles qu'elles soient, reste paisible ; sois ton propre vis-à-vis et regarde-toi avec justesse. Que ni la peur ni les luttes ni les excuses ne rétrécissent ta vue. Regarde- toi, vois comme tu es lumineux. La solitude ? Elle est ton amie, ta source, ta plénitude, ta splendide faiblesse. Ton point de vue est celui d'un alpiniste regardant au-delà des sommets. Tu vis au pays de la tendresse. Tu te nourris de beauté, tu vis de solidarité, l'eau de ton regard est pure et tu vois. Considère la vie avec compassion, centre-toi sur l'Autre en toi. Tu es ferme quand tu touches à l'essentiel. Cette quintessence en toi, laisse-la régner de plus en plus au palais de ton existence. Et laisse exister entre nous tout ce qui est là, y compris ce qui journellement te marque de peine. Quand ta journée est vide, quand ton cœur languit, quand tu es déçu, regarde les champs de colza doré, célèbre votre connivence et votre unité. Personne ne comprendra ton bonheur. Tu ressembleras au soleil.

D'autres viendront à toi pour se réchauffer à ton soleil, et le vide deviendra une surprise étincelante. Ils viendront pour célébrer ta joie, pour te remercier d'être celui que tu es, pour te confirmer ; l'un après l'autre, ils trouveront un moyen de te dire, même de façon déguisée, je t'aime. Vide ? Repose ton impression de vide en moi, et le bonheur fleurira. Les champs ondoieront au rythme de mes yeux brûlants tournés vers toi. "

Marie Milis

20 vues2 commentaires

Contactez-nous !

Souffle & Santé

mimi.giles26@gmail.com

Tél. : 06 83 01 62 99