• Giles Mireille

Quelques éléments de Diététique en Médecine Traditionnelle chinoise

Mis à jour : 5 juil 2018

1) Les grands principes

- Chaque personne représente un « terrain » distinctif et elle ne sera pas sensible aux mêmes aliments. Les aliments sont surtout classifiés en fonction de critères qualitatifs plutot que chimiques ou biologiques. -

(Notons aussi que chaque personne représente un « terrain » distinctif et elle ne sera pas sensible aux mêmes aliments qu'une autre)

- La vitalité de l’aliment. Elle dépend de sa fraîcheur, du mode de culture ou d'élevage, du type de cuisson et de son intégrité (transformation minimale par raffinage, broyage, irradiation, etc.). Plus la vitalité d'un aliment est forte, plus il est bénéfique.

- La nature de l’aliment. Elle correspond, entre autres, à l'effet thermique et physiologique qu'il produit dans le corps, indépendamment de sa température au moment de l'absorption. Cette caractéristique se présente selon un continuum : froid, frais, neutre, tiède, chaud.

- La saveur de l’aliment. Chaque saveur (piquante, douce, amère, acide, salée) engendre une activité spécifique dans l'organisme. Chacune permet également de nourrir un des organes et, à travers celui-ci, tout le système qui en dépend.

L'harmonie des saveurs est fondamentale à l'équilibre, car manquer d'une saveur induit la malnutrition de toute une catégorie de fonctions. En contrepartie, l'excès d'une saveur se retourne contre l'énergie de l'Organe auquel elle est associée. On peut dire, par exemple, que l'alimentation occidentale souffre d'un excès de saveur douce à cause de la surabondance d'aliments sucrés (le sucré est de la saveur douce très concentrée).

- La « forme » de l’aliment. Elle désigne 3 caractéristiques : sa couleur (vert, rouge, jaune, blanc, noir), sa consistance (dur, fibreux, charnu, croquant, mou) et son degré d'hydratation (humidifiant ou asséchant).

L'harmonie des couleurs d'un repas joue surtout sur le plaisir des yeux, qui est important pour une bonne digestion. La consistance des aliments va conditionner la façon de mastiquer, de déglutir et d'assimiler leur énergie. Un équilibre entre différentes consistances est donc souhaitable.

2) Quelques autres principes :

Pour être nourrissant, un repas doit autant que possible respecter l’équilibre des 5 saveurs et des 5 couleurs.

Outre les propriétés des aliments eux-memes ainsi que la constitution et la condition du mangeur (s’il a une grippe, par exemple), les Chinois considèrent que d’autres facteurs influencent l'effet d'un aliment ou d'un repas.(Provenance- Mode de préparation- Contexte- Cadre...)

Il faut savoir aussi que la température d’un aliment doit être prise en compte. L’estomac ayant besoin d’une température corporelle de 37 ° pour bien fonctionner, tout apport d’aliment froid et à fortiori glacé va ralentir le processus digestif.

Enfin, rappelons le rôle primordial de la mastication (Boire le solide/Mâcher le liquide)

En pratique :

L’effet d’un aliment sur la digestion et la santé peut etre avant tout discerné par une attention fine aux « sensations- messages » que l’on peut percevoir . C’est un apprentissage long qui nécessite de s’exercer tous les jours, mais dont on saisit peu à peu tous les bénéfices .

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